Parfois, tout va très vite. Un enfant vient d’abord s’allonger près de vous. Puis un deuxième. Puis un troisième surgit de nulle part. Le lit parental n’est plus le vôtre : c’est une annexe de colonie de vacances, entre chaos, bataille de couette et tendresse imprévue.

Dacha dort sans se soucier de rien. Au centre, Sania a l’air non seulement bien installé, mais parfaitement satisfait du résultat de l’opération spéciale. Kostia observe de loin avec l’air de celui qui a tout organisé, ou au moins donné son accord.

Dans ces moments, Irina et moi comprenons une vérité simple : on peut avoir un grand lit, avec trois enfants, il n’y aura de toute façon plus de place. Mais il restera ces images qui donnent tout son sens à ce joyeux bazar familial.